#expérience – la perspective selon Julie Mehretu

À travers l’univers labyrinthique de Julie Mehretu, nous pouvons prendre le temps d’une mise en abyme de notre condition urbaine.


Née en 1970 à Addis Abbeba, Julie Mehretu est une artiste peintre installée à New York et représentée par la Marian Goodman Gallery. Ses toiles et ses fresques monumentales sont exposées aussi bien au MoMA de New York que dans le hall d’entrée du siège de la banque Goldman Sachs.

Julie Mehretu cherche la perspective, déplace son regard, le pose puis le déplace à nouveau au moment de la création. Ce processus se révèle dans la peinture une fois achevée, il saute aux yeux du spectateur.
En contemplant ces toiles énergiques, actives et mouvantes, on découvre un palimpseste contemporain. La ville est envisagée comme un ensemble de calques qui se superposent et s’entrechoquent. Les peintures de Mehretu sont la retranscription d’un mouvement quasi atomique dans un univers confiné.

La puissance narrative du chaos urbain est conservée dans ses dessins qui font appel à des références visuelles comme Georges Mathieu, Cy Twombly ou les dessins automatiques des Surréalistes…
Sa dernière apparition publique que nous avons su pister est celle de cette rencontre au High Museum of Art en Avril 2014, si vous voulez en savoir plus.


Julie Mehretu, Empirical Construction
Julie Mehretu, Mind Breath Drawing, 2012, Graphite sur papier, 55,88 x 76,20 cm ©Julie Mehretu Courtesy The artist and Marian Goodman Gallery, New York/Paris
Julie Mehretu, Dispersion, 2002, encre et acrylique sur toile, 90 x 144 inches. Collection Nicolas Rohatyn & Jeanne Greenberg Rohatyn. Photo Erma Estwick. © Julie Mehretu Courtesy Marian Goodman Gallery